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voici in extenso les mots recueillis post huîtrus coïtus
Marco Jeandot a écrit :
Mon « texte final » : Quelle belle parenthèse de vie nous avons pris … eu … Ça devrait être obligatoire ! Nous avons superbement bien « catcher la life »Marco Lunatti a écrit :
Cette ruée vers l’huitre , cette escapade en vélo , je l’ ai vécu à plusieurs niveaux .
Il y a les 950km et les 10 000 mètres de dénivelé positif mais pas que ......
D’abord , en traversant la France , j’ai apprécié les fabuleux paysages de chaque région , adoré les étendues sauvages ou la Nature peut s’exprimer à travers toute sa beauté et sa puissance. Les bois, les arbres qui commençaient à changer de couleur, les vaches qui nous regardaient passer en se demandant surement si on n’était pas un peu fous, la luminosité qui changeait à chaque instant, les rivières limpides et claires, la pluie, le brouillard, le vent, le soleil chaud parfois voir très chaud et, et l’Ocean .
Je n’oublierais jamais cette arrivée au sommet d’une Dune pour voir la mer, moment où j’ai réalisé le parcours que l’on avait fait .
J’ai vraiment apprécié d’être en contact avec ces éléments naturels et devant lequel on se sent très , très petit : la nature est belle, généreuse et force le respect.
Individuellement, dans ce genre d’aventure, on se retrouve toujours à un moment donné face à soi même. On passe par des états complètement différents : la fatigue, la douleur et là je me disais : "Marco, tu es vraiment con, tu devrais des fois plus réfléchir avant d’agir" et puis au contraire on passe aussi par des états d’euphorie où on a l’impression de rouler facilement voir de flotter : agréable à sentir cette sensation que son corps fonctionne, qu’il ronronne à merveille.
Des tas d’idées m’ont aussi traversée l’esprit : le passé avec des souvenirs de vacances, le présent, l’avenir, la vie et ses questionnements et au fond, c’est un moment privilégié pour se recentrer sur soi même, recadrer les choses pour se fixer sur l’essentiel qu’on a parfois tendance à perdre de vue avec nos vies modernes et speed !
Collectivement, la force du groupe a pleinement joué son rôle : là encore pas de faux semblant, on se disait : « je suis fatigué », « j' en ai marre », "je vais bien". Chacun s’exprimait sur son ressenti et le groupe respectait et s’aidait … la plupart du temps en racontant une connerie qui nous faisait rire et c’était reparti ! C’était simple. Le positif attirant le positif, le voyage a été jalonné de rencontres sympathiques et enrichissantes : je pense à Jeanine et Ernest, personnes de 80 ans avec qui on a rigolé comme des gamins, à Véronique et Alain qui nous ont raconté l’histoire de leur village de StAlban sur Limagnol (village précurseur depuis un siècle en matière de soins psychiatriques), au colonel Trautmann qui nous a quitté en milieu de semaine le coeur serré, à Claire et Eric qui nous ont accueilli comme des rois dans leur maison à bordeaux, aux pâtes succulentes d’Alain… et plein d’autres personnes avec qui on a discuté dans un café, un restaurant, sur le bord de la route et autres … c’était chaleureux, riche et parfois, il y avait de la complicité : bref, de l’humain tout simplement.
Pour le moment, je suis content d’avoir vécu cette belle aventure riche à tous les niveaux. Je n’ai même pas envie de penser à autre chose, à un autre projet... Je savoure encore l’instant comme j’ai savouré ces Huitres.
CATCH the LiFE
Jean Yves a écrit :
Ma prose …
Que dire après une telle épopée … que je repartirai bien tout de suite … direction ou vous voulez … tant que l’on pédale ensemble.
Je retiendrais de ce périple une forte amitié (malgré les nombreuses moqueries de part de d’autres), des belles rencontres tout au long du parcours, des paysages magnifiques et de belles routes, mention spéciale pour les Estables, malgré l’arrivée ….Et une arrivée à l’océan GRANDIOSE ….
En deux mots « le Bonheur »
Merci à tous pour cette semaine PLUTO réussie …. ……. (Non carrément réussie ! Mais certains comprendront …).
Thierry a écrit :
Bon je m’y colle de ma petite bafouille…moi j’adore l’effort solitaire, les longues distances, la bagarre intérieure le dépassement le « pourquoi faire en 10 jours ce qui est possible en 5 » etc ….
Mais en ce mardi matin pas d’envie de partir seul je voulais rester avec vous pour partager ces bons moments..dommage il me manquera un peu de cette aventure …le tarot « i m the best » les émotions devant tant de belles choses «(je ne parle pas de mingo tartinant son cuissard le matin avec une serviette autour de la taille laissant pendre on ne sais quoi….) les rencontres etc etc bref un bon moment de camaraderie et oui je vous aime tous.
Mais une chose me taraude moi le colonel TRAUTMAN mentor de RAMBO et là j’ai un problème j’ai cherche JOHN RAMBO pendant ces qqs jours devant, derrière, retournant devant et encore derrière mais ou est il ? et encore encore mais PAS de RAMBO ET LA LA QUESTION … « qui est Rambo » aidez moi à le retrouver lors de nos prochaine sorties
Le jour de mes 54 ans eh oui je ne dis qu’une choses FORZAAAA L HUITRE.
Biz
Thierry
Mingo a écrit :
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Quelle semaine inoubliable ...
A la fois seul sur notre selle avec nos émotions intérieures ...
J'en ai encore des frissons rien que de repenser à ce départ depuis les Estables au-dessus du brouillard matinal. Oui, même l'homme sur deux roues peut être en harmonie avec la nature !!
Et que dire du franchissement de la dernière dune en vélo avant que l'océan ne s'ouvre à nous. Putain que c'était beau et que j'étais heureux d'être là !
Mais surtout ensemble ...
Que c'était bon de partager nos 'Que c'est beau', d'hurler nos 'Catch the life !' et de se shaker en haut des côtes. Nos accolades chaleureuses sur le sable du Cap Ferret et notre danse aérienne de l'huitre au soleil couchant du soleil d'Andernos ont couronné cette aventure.
Et puis qu'est-ce qu'on s'est lâché ! Des discussions en duo, un peu de débat philosophique à 5 (comme quoi en vélo tout est possible) mais surtout des grosses vannes... plutôt répétitives (aïe de rire !!!) et de la bonne ripaille partagée dans des logis superbes. Je vous ai tous découverts un peu plus.
Ce qui m'a aussi ravi, ce sont les rencontres surprises qui ont égrénées ce voyage : La jeunesse d'Ernest et Janine !! La vie simple et riche de Véronique et Alain ! La convivialité de Claire et Eric ! La disponibilité de l'épicier de la Dordogne .... et tous les simples bonjours de gens inconnus attirés par nos deux roues, nos silhouettes athlétiques et nos rigolades bruyantes !!
Pour finir un grand merci à l'huitre, car si elle n'existait pas, ce voyage n'aurait pas vu le jour.
A refaire, mes amis !!!!!!!!!!!
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Super idée, Marco, de se retrouver chez Simone pour boucler le tout en mangeant quelques huitres.
Biz à tous
Mingo
Alain a écrit :
L’homme est allé sur la lune, on s’en fiche, on n’ira jamais ; l’homme a trouvé de l’eau sur Mars… oui mais pas de Pastis, et de l’eau on en a de l’excellente ici… Bref…
Alors que la ruée vers l’Huître, quelle épopée, quelle saga, quelle aventure !!! Parfaitement inutile et donc totalement indispensable.
Pour ma part, dès le départ depuis la base de Simone, avec le comité de soutien, c’était déjà le début d’une émotion ….ça y est je devenais officiellement huitronaute !… Allais-je y arriver, même avec mon entraînement drastique (!), allais-je être à la hauteur de mes co-équipiers, tous fait de l’étoffe des héros ?
Mais plus le choix, nos machines de carbone et de pédales étaient chargées, les conditions favorables, le contrôle au sol avait donné son accord… alors GO….
Après les premiers kilomètres de bravades et de joie naïve allaient suivre les premiers doutes (putain, c’est loin quand même), les premières souffrances (je vais vraiment resté posé sur ce truc pendant des heures ?)… mais au moindre coup de pompe, il suffisait d’un regard, d’un mot, d’un geste de mes co-aventuriers pour repartir plus fort et plus vite.
Et quelle navigation ! Notre Mingo Loco, avec ses cartes à la précision poétique et aléatoire nous emmenait sans doutes ni failles vers des bases fantastiques et pleines de chaleur. Ah les Estables ! son plateau, les crevaisons à 1km de l’arrivée, la dernière montée… Rien n’était facile, et la soirée en devint inoubliable pour tous…
Et puis le départ de notre Colonel, à l’aube et dans le froid, comment lui dire qu’il restait encore tant de vie à capturer devant nous ? Et quelle vie ! Le foie gras de Rocamadour, les rillettes de Canard du Périgord, les pâtes aux truffes … au-delà de notre foi, le foie !...
Et puis, et puis… le choc de l’arrivée urbaine dans Bordeaux (bruit, agitation, pollution… l’huitronaute avait perdu ces repères), mais l’accueil d’Eric et de Claire (on aurait dû arriver Pluto !) ont mis encore plus de la banane dans notre quête (cherchez pas, y’a pas de contrepèterie)… Nous étions prêts pour l’émotion ultime : la ballade dans les pins, la montée en haut de la dune, et devant nous, infini : l’océan !!! On en pleurait de joie : une impression difficile à décrire : une histoire de cohésion, d’amitié, de douces folies, de paris pris ensemble qui trouvait sa dimension ultime dans un cadre grandiose… et pour nous gâter plus encore le coucher de soleil dans la baie d’Arcachon nous arrachait définitivement à la réalité, au sol… Nos esprits volaient : légers, nos cœurs battaient à l’unisson… A ce moment-là, nous avons attrapé la vie, c’est sûr !
L’huitre avait fait son boulot : but, guide, poésie…
Goûtez bien ces bestioles, pour nous elles ont changé de dimension : un petit coup de pédale pour l’homme, un pas de géant pour perdre nos coquilles…
Reste une question : qu’y a-t-il au-delà de l’huître ?
Biz,
Alain




































